TEMPETE POLAIRE de Clive Cussler et Paul Kamprecos

Publié le 24 Avril 2017

TEMPETE POLAIRE de Clive Cussler et Paul Kamprecos

 

Auteur américain, Clive Cussler crée au début des années 70 le personnage de Dirk Pitt, aventurier baroudeur employé par la Numa (l’Agence nationale américaine marine et sous-marine). Série phare du romancier (nous en sommes actuellement à 24 romans), la saga prend de l’ampleur, passant au fil des ans de romans d’aventures maritimes à des techno-thrillers spectaculaires, équivalents littéraires des James Bond cinématographiques mâtinés d’Indiana Jones. A l’orée du vingt-et-unième siècle (Cussler ayant alors 70 ans), il s’associe avec une poignée d’auteurs pour proposer des spin-off basés sur d’autres héros, eux-aussi affiliés à la Numa, comme Kurt Austin ou Juan Cabrillo, lesquels ont à présent vécus une douzaine d’aventures autonomes. Dans la plupart d’entre-elles la menace se fait mondiale et implique souvent un grand méchant mégalomane là aussi fortement influencé par les antagonistes de l’agent 007.

Pour sa sixième apparition (écrite en 2005), Kurt Austin apprend qu’un riche businessman associé à un groupuscule anarchiste radical, les Fils de Lucifer, s’apprête à utiliser les théories d’un génial savant, Lazlo Kovaks (disciple du fameux Nikola Tesla), pour provoquer une inversion des pôles (à la manière du film 2012). Une catastrophe qui, une fois déclenchée, pourrait entrainer la fin du monde. Austin et les autres membres de la Numa

Reprenant une formule à présent bien rodée (un prologue historique, ici situé durant la Seconde Guerre Mondiale, des chapitres courts avec nombreux cliffhangers), TEMPETE POLAIRE n’en dévie pas un instant: le héros sauve le monde, tombe la demoiselle (intelligente, intrépide et « aussi belle que la plus belle des top-modèles ») et les méchants sont punis (le final avec sa catastrophe avortée semble d’ailleurs un rien précipité).

L’écriture, pour sa part, est professionnelle, alerte et adopte les techniques classiques du bestseller d’action avec ses personnages nombreux, ses sous-intrigues farfelues (dont la découverte d’une espèce de mammouth nains ayant survécus jusqu’à notre époque dans une cité préhistorique souterraine) et ses chapitres courts (souvent en dessous de dix pages) qui relancent l’intérêt. On peut se demander quelle est la part réelle de Cussler à ce roman (comme à tous ceux écrits en « collaboration ») quoique son nom soit écrit en caractères beaucoup plus gros que celui de Paul Kamprecos, sans doute le véritable auteur.

L’ensemble, entre aventures, science-fiction, récit catastrophe et « espionnage » tient en haleine mais manque un peu d’originalité pour réellement passionner.  Cela reste un bon divertissement typique du style Cussler, capable de plaire aux fans avec ses clins d’œil et « caméos » bien amenés (Dirk Pitt effectue une apparition en fin de récit) sans toutefois totalement les combler. L’aspect répétitif des schémas narratif apparait en effet dans les bouquins publiés depuis le début du XXIème siècle et on n’y retrouve pas l’invention constante des meilleurs Cussler (comme CYCLOPE ou SAHARA).

Toutefois, malgré ces réserves, TEMPETE POLAIRE reste un bon « blockbuster littéraire » qui ne laisse guère le temps de souffler à son lecteur emporté dans une série d’aventures échevelées, entre tourmente océanique et gigantesques vagues scélérates (un phénomène naturel rare mais authentique) menaçant d’engloutir la terre entière.

 

Rédigé par hellrick

Publié dans #Thriller, #Technothriller, #Aventures, #Clive Cussler

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